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Le Royaume-Uni a déroulé mercredi le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, au premier jour d’une visite d’Etat de trente-six heures au cours de laquelle le président français a proposé de lancer une “nouvelle fraternité franco-britannique”.
Arrivé en fin de matinée à l’aéroport londonien de Heathrow, le couple présidentiel a été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla.
Le fils de la reine Elizabeth II a baisé la main gantée de Mme Bruni-Sarkozy, habillée d’un ensemble gris avec petit béret assorti de chez Dior, d’une élégance évoquant l’ancienne première dame américaine Jackie Kennedy.
Le couple s’est ensuite rendu en limousine jusqu’aux abords de la ville de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres, où l’attendaient la reine et son époux le prince Philip.
Suivant à la lettre le très strict protocole britannique, le président français, critiqué pour son style qui lui a valu le sobriquet peu amène de “président bling bling”, a serré la main que lui tendait la reine. Son épouse a elle salué la souveraine d’une petite révérence.
Pour cette première visite d’Etat d’un président français depuis celle de Jacques Chirac en 1996, Elizabeth II a déployé toute la pompe royale réservée aux invités de marque.
Nicolas Sarkozy a ainsi rallié le château de Windsor à ses côtés dans un carrosse, tandis que Carla Bruni-Sarkozy partageait un autre carrosse avec le prince Philip.
Quelques milliers de curieux s’étaient massés derrière les barrières menant au château, les yeux surtout braqués sur la Première dame de France. “Elle était si belle”, s’est extasiée Suzanne Crooke après son passage, “c’est tellement impressionnant”.
Bien loin de cette pompe, plusieurs médias britanniques ont profité de l’occasion pour publier une photographie en noir et blanc de l’ancien mannequin nue, les mains croisées sur son intimité, prise en 1993, devant être vendue aux enchères en avril par Christie’s à New York.
Après un déjeuner “informel”, le président français a ouvert la parenthèse politique de la journée en s’exprimant, très rare privilège, devant les Chambres des Communes et des Lords réunies dans la Galerie royale du Parlement de Westminster.
“Je suis venu proposer au peuple britannique qu’ensemble nous écrivions une nouvelle page de notre histoire commune, celle d’une fraternité franco-britannique (…) comme deux frères, ce que le peuple français et le peuple britannique peuvent accomplir ensemble est beaucoup plus grand que ce qu’ils peuvent réaliser séparément”, a déclaré Nicolas Sarkozy.
Au titre de la “fraternité d’armes” entre les deux pays, il a également annoncé qu’il proposerait la semaine prochaine d’accroître la présence militaire française en Afghanistan, sans toutefois chiffrer ces renforts très attendus par l’Otan.
Le président français a également exhorté la Grande-Bretagne à participer pleinement à l’aventure européenne, en plein débat britannique sur la ratification du traité de Lisbonne.
“L’Europe a besoin du Royaume-Uni”, a-t-il déclaré, affirmant au passage que “le moteur franco-allemand” n’était “plus suffisant” pour l’animer.
“L’Entente cordiale entre dans une nouvelle ère (…) mais cela implique que la Grande-Bretagne soit au centre de l’Europe et non pas isolée”, a déclaré en écho le Premier ministre Gordon Brown.
Terme de cette première journée très protocolaire, Nicolas Sarkozy et son épouse devaient retourner mercredi soir à Windsor pour un banquet d’Etat offert par la reine.
Dès jeudi, le président français devait retrouver M. Brown pour aborder les travaux pratiques de la “nouvelle fraternité” lors de leur premier sommet bilatéral depuis leur accession au pouvoir.
Au menu copieux de ce rendez-vous organisé dans le stade de l’équipe de football d’Arsenal: l’Otan et l’Afghanistan encore, mais aussi la coopération nucléaire, la défense européenne et l’immigration.
(Source: Yahoo!)
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French President Nicolas Sarkozy and his supermodel wife swept into Britain on Wednesday, mixing elaborate pomp with his impassioned warning that the West must beat the Taliban in Afghanistan no matter the cost.
Sarkozy played the statesman as he began his state visit — the first by a French president to Britain in 12 years. Gone were his trademark shades and ubiquitous cell phone as he greeted Queen Elyzabeth and inspected rows of cavalrymen.
After a round of ceremonial duties, Sarkozy gave a fiery speech to a joint sitting of the House of Commons and House of Lords. He followed a powerful tribute to Britain’s role in countering the threat of fascism in Europe with a promise to stand by London as it fights the Taliban.
“We cannot afford to lose Afghanistan,” Sarkozy said, speaking in French. “Whatever the cost, whatever the expense, we cannot afford it.”
Without specifying numbers, he pledged more French troops for NATO’s mission in Afghanistan if Afghans also get more responsibility and there is better coordination of nonmilitary efforts.
The pledge underscores his determination to revitalize relations with Britain and the United States and put aside differences over the Iraq war.
Canada has warned that it will pull its 2,500 troops out of Afghanistan if other allies do not offer more help. It wants 1,000 more troops for anti-Taliban efforts.
Sarkozy won a standing ovation for his 45-minute speech, in which he called for Britain and France to cooperate more closely in Europe and to work together to press the U.S. on climate change.
“Who better than its closest, sincerest friends to remind the U.S. of its responsibilities?” he said.
The pomp — and the opportunity to appear dignified — are important to Sarkozy amid a sagging approval rating at home and questions about his attitude.
British Prime Minister Gordon Brown plans lengthy discussions Thursday with Sarkozy on Afghanistan, a possible joint nuclear energy project, climate change and the international response to unrest in Tibet.
But Wednesday’s schedule focused mainly on pageantry — and the public’s gaze was fixed on Sarkozy’s glamorous wife, the model-turned-singer Carla Bruni-Sarkozy, who curtsied to the queen and chatted animatedly with her at Windsor Castle.
Bruni-Sarkozy, in a demur belted gray Christian Dior coat and pillbox hat, smiled as Prince Charles kissed her gloved hand in greeting as he met the visitors at London’s Heathrow Airport.
“It was like a French Catholic schoolgirl meets Jackie O,” said Lucy Yeomans, editor of Harper’s Bazaar, likening Bruni-Sarkozy’s outfit to the famously stylish Jacquelinne Kennedy.
Britain’s tabloids, however, greeted Bruni-Sarkozy in typical style — printing a nude photograph she posed for in 1993. The original print is to be auctioned in New York by Christie’s auction house.
The queen has bestowed Sarkozy with the Order of the Bath, a ceremonial British honor, and given him a framed book of British stamps, her office said. In return, the French leader offered her a copy of “Perfect Knowledge Of Horses,” a book published in France in 1743.
On previous foreign trips, Sarkozy casually checked his cell phone for SMS messages and was last month caught making an undignified outburst at a French agriculture fair, chastising a member of the crowd with expletives.
But the French leader, nicknamed the “bling bling president” because of his extravagant tastes, appeared in serious mood as he reviewed a guard of honor in Windsor and laid a wreath at the Tomb of the Unknown Warrior at Westminster Abbey.
Sarkozy, who said Tuesday he could rule out a boycott of the opening ceremony of the Beijing Olympics, is likely to raise China’s handling of protest in Tibet during his meetings in Britain. Brown insists he will attend the Olympics.
In his speech to Parliament, the French leader urged new dialogue between China’s government and the exiled Tibetan spiritual leader, the Dalai Lama.
(Source: Yahoo!)
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