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Colombian hostage ‘living like the dead’ 3, December 2007

Filed under: News — frenchgirlinfinland @ 5:12 pm
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“Ici nous vivons comme des morts”, raconte l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de cinq ans par la guérilla colombienne des Farc, dans une lettre à sa famille, selon des extraits diffusés samedi à la presse.

“Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités”, dit l’otage dans une lettre de 12 pages adressée à sa mère Yolanda Pulecio et dont des extraits ont été diffusés samedi à Paris par les comités de soutien à Ingrid Betancourt .

“J’aime la France avec mon coeur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager”, dit-elle plus loin. “Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts”, ajoute-t-elle.

La lettre fait partie des preuves de vie des otages fournies par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), dont une vidéo, diffusées vendredi par les autorités colombiennes. La famille d’Ingrid Betancourt a accueilli vendredi avec émotion et inquiétude la diffusion d’images de l’otage, soulignant “l’urgence” d’une libération tandis que le président Nicolas Sarkozy promettait de “redoubler d’efforts”. . L’ex-candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en février 2002, apparaît sur une vidéo très amaigrie, immobile, le visage et les yeux baissés.

Ingrid Betancourt a adressé à sa famille une lettre de 12 pages de “désespoir et de solitude”, a affirmé vendredi à l’AFP son fils Lorenzo, après avoir pris connaissance du contenu du texte par sa grand-mère Yolanda Pulecio.

Elle n’en peut plus. Il faut la secourir. On sent qu’elle ne va pas tenir très longtemps”, a déclaré Lorenzo Delloye. . “C’est tout d’abord une lettre de désespoir de femme qui crie au secours mais malgré tout une mère qui nous aime”, a-t-il ajouté. “Elle dit qu’elle se sent terriblement seule, perdue dans cette jungle”, a-t-il dit.

“Cette lettre nous montre que maman n’en peut plus comme tous les autres (otages)… qui sont au fond de la jungle en train de mourir tous les jours un peu plus”, a ajouté peu après sa soeur Mélanie à la chaîne de télévision France 2. “Si on ne fait pas tout pour qu’ils reviennent le plus vite possible à la maison, on va les perdre dans cette jungle”, a-t-elle dit, au bord des larmes.

Comme le reste de la famille, Lorenzo Delloye s’est montré très sceptique concernant les déclarations du président colombien Alvaro Uribe qui a affirmé vendredi qu’Ingrid Betancourt avait été “torturée”. “Je demande à M. Uribe de nous fournir les preuves de ce qu’il affirme. C’est inacceptable de lancer ce type d’information sans preuve”, a-t-il lancé, appelant la guérilla des Farc et M. Uribe à s’entendre et à engager les négociations pour la libération des otages. “Il faut que le président Uribe comprennent que les otages se sentent seuls et qu’ils meurent de solitude et de désespoir”, a-t-il dit.

Ingrid Betancourt est “désespérée” et “souffre”, a assuré son mari, Juan Carlos Lecompte, vendredi, après avoir lu la lettre envoyée par sa femme. La Lettre est “cent pour cent personnelle” et la lire a été quelque chose de “très fort”, a confié M. Lecompte aux journalistes. “Ce n’est pas pour la presse. Elle est désespérée et souffre beaucoup, elle parle de ses enfants”, a-t-il ajouté, devant l’insistance des journalistes. “Ca vient du plus profond d’elle-même”, a-t-il lâché. “Elle me dit qu’elle m’aime comme au jour de notre mariage” a-t-il confié, en expliquant que la lettre, de 12 pages écrite en “toute petites” lettres, contenait des messages pour chaque membre de la famille.

Ingrid Betancourt le remercie pour les messages qu’il lui envoie par le biais d’émissions radios et dans lesquels il lui raconte comment vont ses enfants. M. Lecompte a estimé que sa femme avait dû mettre au moins “deux jours” pour écrire la lettre, qui est datée du 22 octobre. “L’écriture est indiscutablement la sienne”, a-t-il assuré.

Juan Carlos Lecompte parlait à la presse devant la maison de sa belle-mère, Yolanda Pulecio, après avoir lu la lettre et visionné la vidéo dans laquelle apparaît Ingrid Betancourt. A ce sujet, il a confié son bonheur de voir cette “preuve de vie”, après plus de cinq ans de captivité, mais a ajouté avoir été touché de la voir “très maigre, un peu triste et le regard baissé”. “On voit qu’elle ne veut rien dire. Elle montre au monde qu’elle est en vie mais qu’elle ne veut pas faire le jeu de la guérilla”, a-t-il affirmé.

“Nous sommes extrêmement émues, avec maman, nous sommes très, très, très émues de voir ces images de ma soeur”, a dit de son côté Astrid Betancourt. “C’est une image triste de ma soeur, mais elle est vivante”, a-t-elle ajouté. “C’est une preuve de vie. Mais je suis très inquiet. Elle est extrêmement maigre et extrêmement fatiguée. Cela montre qu’il y a urgence à la sortir de là”, a souligné l’ex-mari d’Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye.

La famille et les Comités de soutien à Ingrid Betancourt et la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (Ficib) ont demandé à l’unisson une relance immédiate des discussions pour la libération des otages détenus par les Farc, qui mènent une rébellion contre les autorités colombiennes depuis 1964. Les Farc demandent la libération de 500 des leurs contre celle de 46 otages dits “politiques”, dont Ingrid Betancourt et trois Américains.

M. Sarkozy s’est réjoui vendredi de ces preuves de vie, affirmant qu’elles encourageaient la France à “redoubler d’efforts”. “Il y a encore une longue route pour qu’on obtienne sa libération”, a-t-il prévenu, ajoutant qu’il devait s’entretenir avec M. Uribe “dans les heures qui viennent”.

(Source: Yahoo!)

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A former presidential candidate held by leftist rebels describes in an emotional letter how she has lost her hair, appetite and hope after nearly six years constantly on the move in Colombia’s jungles.

The letter, along with videos released by government officials Friday, were the first evidence in years that Ingrid Betancourt and other rebel-held hostages including three U.S. military contractors may still be alive.

The materials were seized during the arrest in Bogota of three suspected members of the Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC.

“Here, we are living like the dead,” Betancourt writes to her mother. The dual French national was kidnapped in February 2002 while campaigning for the presidency.

An outspoken former lawmaker who was once determined to tackle Colombia’s rampant corruption, Betancourt sounds resigned and weakened in the 12-page handwritten letter, which is dated Oct. 24. Excerpts were released to The Associated Press in Paris by people close to her family.

“I no longer have the same strength, it is very difficult for me to continue believing,” she writes. “I am not well physically … My appetite is frozen, my hair is falling out in large quantities.”

A short videotape released with the letter shows grainy images of an extremely gaunt Betancourt staring at the ground, rosary in hand.

Each of the three Northrop Grumman Corp. contractors, who have been held since their surveillance plane went down in February 2003 in rebel territory, also appear in videos.

In an interview with the left-wing Bolivarian press agency released Saturday, a FARC commander who calls himself “Ivan Marquez” said the group would not send more proof that the captives are alive anytime soon because it was too risky for the people delivering it.

“Bogota’s folly forces the FARC to take drastic actions because it cannot run the risk that other emissaries will be detained,” said Marquez, who is also known as Marin Arango.

On Saturday, Venezuelan President Hugo Chavez, who had been trying to broker a humanitarian exchange until Colombia’s government canceled that role recently, said FARC chief Manuel “Sureshot” Marulanda has expressed willingness to free a group of hostages as part of talks with the Venezuelan leader.

“I sent word to Marulanda … if I go there, I shouldn’t come out with empty hands. My visit on its own is already a condition,” Chavez said. “My visit there would have to be conditioned on the liberation of a first group of people, to begin with, and Marulanda accepted.”

It was not clear whom the FARC might consider freeing from its 46 high-profile hostages.

In the letter, Betancourt describes stretching to relieve her sore neck, speaking as little as possible, and says it is a “problem” to be the only woman among several male prisoners, some of whom have been held for a decade.

Betancourt describes her joy in hearing her mother and other supporters send her messages through a jungle radio station. She appeals to her daughter and son, who live in France, to send three messages a week even though she can’t respond. And she urges the children to get doctoral degrees.

“Life is not life here, but … a gloomy waste of time,” she writes. “I live, or subsist, on a hammock stretched between two stakes, covered with a mosquito net and with a tarp above, which works as a roof and allows me to think I have a house.”

She describes a trying life of frequent movement.

“At any moment they give the order to pack up and I live in all kinds of holes, like any kind of animal,” writes Betancourt, who will turn 46 on Christmas. “The marches are a burden because my equipment is very heavy and I can’t manage.”

The families of Betancourt and the other hostages welcomed the proof their loved ones were still alive but expressed frustration at the lack of progress toward their release. Some blamed President Alvaro Uribe, who has said he would prefer to rescue them in military operations.

Betancourt’s letter expresses hope in mediation efforts by Chavez, President Nicolas Sarkozy of France and President Bush.

The U.S., French and Colombian governments had demanded evidence the captives were alive during Chavez’s mediation effort to win the release of 46 high-profile hostages held by the FARC.

Although it now appears the FARC intended to eventually deliver the material, Uribe abruptly ended Chavez’s mediation role on Nov. 21.

The rebel commander, Marquez, confirmed the videos and letters were destined for Chavez.

“The proofs were going to President Chavez, and the Colombian government knew it,” he said, adding that Chavez “with all certainty was going to find a definite solution to the humanitarian drama of prisoners held by both sides.”

Marquez added: “With Uribe acting this way, there will never be an exchange.”

Uribe claimed Chavez had overstepped his bounds by directly contacting the head of Colombia’s army.

On Saturday, Sarkozy spoke by telephone with Uribe and expressed concern about “the obvious precariousness” of Betancourt’s health and “about her despair,” his office said in a statement. He urged Uribe to act urgently to pursue a hostage swap.

Betancourt’s mother, Yolanda Pulecio, told the AP that she did not want the letter released publicly. She said she had received it from the chief prosecutor’s office and that its release “violated the family’s intimacy.”

“I ask Marulanda, I beg him: take advantage of this historic opportunity, make a humanitarian gesture, free those whom you have there, the women and children,” Pulecio said in between sobs during an interview broadcast Saturday on state television in Venezuela.

(Source: Yahoo!)

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Official website (in different languages)

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